De tous les pays
de l'est, la Bulgarie est le plus énigmatique
: la dernière terra incognita en Europe.
Au cours de son histoire qui s'étire
sur treize siècles, la Bulgarie a joué
un rôle important dans la région.
Sa situation géographique représente
un pont naturel entre l'est et l'Ouest, le Nord
et le Sud. C'est un petit pays, il est vrai,
peuplé seulement de 8,3 millions d'habitants,
sur un territoire grand comme un cinquième
de la France. Pourtant il a toujours été
le carrefour de différentes civilisations,
de langues et de cultures. On connaît
le fameux yaourt bulgare, et le timbre incomparable
(de mystère) des voix bulgares, mais
sait-on que le pays a été occupé
pendant cinq siècles par les Turcs ?
La Bulgarie ne s'est libérée du
joug ottoman qu'en 1876, grâce à
l'appui de l'armée russe. Depuis, le
pays a gardé une sorte de reconnaissance
éternelle à l'égard du
grand frère. Ni
aride, ni pelé, le paysage, varié
à l'infini, est un cocktail de montagnes,
de forêts de sapins, de plaines vertes
et fertiles, de rivières et de vallées
perdues, où se niche une centaine de
monastères.
Depuis le 10 novembre
1989, et le départ de Todor Jivkov, les
Bulgares sortent lentement d'une longue nuit
totalitaire, goûtent à l'alternance
démocratique, mais aussi à l'économie
de marché et à l'ultralibéralisme
sauvage. Des idées neuves en Bulgarie,
comme le tourisme individuel qui n'en est encore
qu'à ses balbutiements…
source
: le guide
du routard