Aux confins de l’Europe
et de l’Orient, dernier balcon rocailleux
avant l’Afrique, la Crète est mythique
à plus d’un titre car elle est
depuis toujours l’île des Dieux.
Et elle le reste encore malgré des siècles
d’invasions, une histoire tourmentée
et le développement du tourisme. Selon
la mythologie grecque, Minos, père de
la civilisation minoenne, y est né, fruit
des amours de Zeus et de la belle Europe. L’essor
touristique n’a pas été
sans bouleverser le rythme de vie ancestral
des Crétois, mais ses conséquences
sont très inégalement réparties
sur le territoire. Certes, la Crète n’est
plus ce qu’elle était à
l’époque minoenne, ni même
à l’époque pas si lointaine
d’Henry Miller ou de ces hippies qui trouvèrent
ici, dans les années 1960, un paradis
sauvage et naturel à portée de
main, mais elle demeure une région riche
en coins plutôt tranquilles.
Pour découvrir
l’immense beauté de la Crète,
mieux vaut venir en dehors du mois de juillet
et surtout en dehors du mois d’août.
Cette île sauvage et montagneuse offre
des paysages austères, hérissés
de pics rocheux chauffés à blanc
par le soleil et balayés par les vents
d’Afrique. C’est aussi la fin de
l’Europe et l’appel du voyage en
Orient. Cette aridité très orientale
est atténuée par l’immense
manteau vert opaque des oliviers. Ici, dans
des vallons ou sur des collines perchées,
des monastères orthodoxes et des chapelles
toutes blanches traversent les âges, dans
des sites intacts. Plus loin, des plages se
révèlent dans leur solitude de
galets et de sable (au sud-est et au sud-ouest
de l’île). Des gorges abruptes parmi
les plus belles d’Europe et, plus profond
encore, des kyrielles de cavernes (l’île
en compte près de 3 000).
Mettez-vous donc à l’heure crétoise,
et partez à la découverte de cette
île qui fut l’un des berceaux du
monde occidental.
source
: le guide
du routard